Mot du président du conseil d'administration

Devant un monde qui ne génère que peu d'espoir, nous sommes en droit de nous demander : Que faut-il faire? En effet, le constat est accablant. Les catholiques ne représentent qu'une poignée de la population et plusieurs d'entre eux semblent avoir perdu, sinon la Foi, du moins la volonté de combattre pour celle-ci. Pire, les bases même de la civilisation sont sapées. Famille, respect de la vie, amour de l'ordre et de l'autorité ne semblent plus être désormais que le reliquat paternaliste d'un passé que nos contemporains cherchent à enterrer.

Pourtant, si l'espoir est bien faible, l'Espérance elle est forte et ne vacille pas. Ne sommes-nous pas assurés de la victoire? Quelle armée pourrait se permettre de perdre le moral en étant ainsi assuré de l'issue du combat.

Une seule question demeure donc; la seule qui ait quelque importance dans notre vie. De quel côté serai-je au moment de ma mort? Du côté de ceux qui se sont vaillamment battus pour la Sainte Espérance apportée par le Christ ou du côté des tièdes qui ont pactisé avec le monde et ses plaisirs éphémères? L'enjeu est critique puisque notre sort éternel en dépend.

Pour ceux qui veulent se battre, les combats ne manquent pas. Les familles et les paroisses sont et demeureront toujours la fondation de l'édifice chrétien. Il vaut la peine, il faut se battre pour elles. Mais tout de suite après dans le rang des priorités suivent les écoles catholiques. C'est là que sont nos plus beaux espoirs. Là où peuvent être formés des esprits libres, bien formés, prêts à prendre le flambeau du combat pour la prochaine génération. Là où les âmes peuvent trouver la nourriture vraie d'un catéchisme authentique et de la prière quotidienne!

Ne nous y trompons pas! L'école Notre-Dame du Mont-Carmel est une brique dans le monde de la pensée unique en matière d'éducation. C'est une contribution, modeste certes, mais bien réelle au Royaume de Jésus-Christ. Voilà le bon combat, celui de la vie éternelle. Nos efforts ne sont pas vains. Nous travaillons ensemble à reconstruire un édifice qui, certes demande de bonnes réparations, mais qui, notre Foi nous l'assure, ne s'effondrera jamais.

Dominique Boily, Président.


Dominique Boily est un cadre supérieur du secteur publique. Diplômé en histoire de l'Université Laval, il est père de 8 enfants et membre du tiers-ordre de la Fraternité St-Vincent Ferrier (http://www.chemere.org). M. Boily assure la présidence de l'École Notre-Dame du Mont Carmel depuis sa fondation en 2008.